L'abbaye

 

Vue générale de l'abbaye

Noirlac possède une abbaye cistercienne qui a été construite à partir du XIIème siècle. Il a fallu près de deux cents ans pour la construire.

Elle est située dans une cuvette, au bas d'une colline et autrefois, se trouvait au milieu d'une forêt. Les moines voulaient vivre simplement, pauvrement et dans l'isolement, à l'écart du monde. Elle est entourée d'un mur.

Noirlac se trouve dans le sud du département du Cher, près de Bruère-Allichamps et de Saint Amand Montrond.

Les cisterciens

Les moines cisterciens appliquent la règle de St Benoît, qui veut une religion très simple dans la pauvreté et la prière. C'est pourquoi l'architecture est épurée. Les moines partagent leur temps entre la prière, la lecture, le travail et le repoq

Le mot cistercien vient de Cîteaux, ville près de Dijon, lieu de construction de la première abbaye cistercienne. Cîteaux vient du mot cistel qui veut dire roseau.

Avec les moines cisterciens vivent des frères convers, qui vivent et prient comme eux, mais qui ne sont pas moines. Ils prononcent des vœux, mais ne sont pas moines.

Les champs et le pont sur la rivière

L'essentiel de leur temps est consacré au travail. Les frères convers ne connaissent que deux ou trois prières, alors que les moines en connaissaient beaucoup plus.

Les moines ne peuvent pas sortir de l'abbaye car ils ont signé un pacte qui leur interdit. Seuls les convers peuvent sortir pour faire des travaux ou communiquer à l'extérieur.

Les moines ne se parlent pas et communiquent par gestes ou par écrit.

A cette époque, les cisterciens élèvent des moutons et des vaches. Les vaches pour leur lait et leur viande ; les moutons pour leur laine, leur peau et leur viande. La peau des moutons servait de support pour écrire : le parchemin. Les moines cultivaient aussi le blé.

Près de l'abbaye, il y a une rivière, le Cher. Autrefois les moines avaient détourné un bras du Cher pour alimenter en eau le monastère.

 

Les extérieurs

Les contreforts de l'abbatiale

 

Nous avons commencé la visite par une observation des extérieurs de l'abbaye.

L'abbatiale (l'église de l'abbaye) est en forme de croix. On retrouve à l'extérieur de l'abbatiale les contreforts de l'abbaye de Plaimpied.

On peut voir un cellier avec des murs épais, isolé et complètement fermé pour conserver la nourriture et la protéger du froid, des animaux, des incendies, ...

Le cellier servait de garde-manger, car les moines, écartés de tous, ne pouvaient pas sortir pour aller au marché.

 

L'abbatiale

Les piliers et les voûtes de la nef

La construction de l'abbaye a duré longtemps. Pendant cette durée, les méthodes de construction ont évolué.

Ce qui explique qu'elle a été commencée en style roman et finie en gothique : les piliers de la nef sont carrés et massifs, la charpente est haute, les voûtes sont en croisées d'ogive dans la nef et dans le transept, en arêtes dans les bas côtés.

Le chevet ne se termine pas en arrondi, mais plat. Il est éclairé par trois vitraux qui sont en grisaille et comportent des reflets pâles qui varient selon la lumière

Un vitrail de J.P. Reynaud

Il n'y a pas de statues, pas de décorations, pour ne pas distraire les moines pendant leurs prières, c'est pourtant très beau.

Ça nous a fait bizarre par rapport à l'abbaye de Plaimpied et la cathédrale de Bourges où les vitraux sont très colorés.

Les arcs sont construits sur un cintre en bois sur lequel on pose des pierres. Le cintre est posé sur des sacs de sable que l'on vide tout doucement une fois l'arc en pierre en place.

 

Le cintre en bois et l'arc en pierre

Le cloître

Un couloir du cloître

 

 

 

Nous passons de l'abbatiale au cloître par une petite porte.

C'est un couloir de forme carrée avec un petit jardin au milieu.

Il permet de rejoindre d'autres salles.

Le jardin intérieur du cloître

 

Les moines en faisaient le tour en longeant les murs sur deux rangées.

L'abbé circulait entre ces deux rangées. Ils marchaient tête baissée, capuche sur la tête, les bras dans les manches.

 

Nous avons déambulé dans le cloître comme le faisaient les cisterciens, c'est à dire les bras croisés, la tête penchée en avant, en file et dans le silence absolu.

 

 

La déambulation ne fait pas les moines

 

 

 

Difficile !

Voûte sexpartite à l'entrée du cloître

 

La salle capitulaire

La salle capitulaire

Après l'abbatiale et le cloître, nous sommes entrés dans la salle capitulaire (la salle du chapitre). C'est la seule salle à être ouverte sur un côté.

C'est aussi la seule salle où ils peuvent s'exprimer, d'où l'expression "avoir voix au chapitre". Les convers n'ont pas voix au chapitre, ils ne peuvent pas s'exprimer, ils ne peuvent qu'écouter.

Là, les moines et l'abbé se réunissent après l'office religieux du matin. Un moine lit le livre qui rappelle la règle de St Benoît. Chaque matin, il lit un chapitre.

Les moines peuvent être punis s'ils n'ont pas suivi la règle de St Benoît.

 

Le chauffoir

Le chauffoir et sa cheminée

C'est la seule salle où il y a une cheminée. Les briques réfractaires de celle-ci renvoient la chaleur dans toute la pièce.

Elle est chauffée pour que les moines puissent travailler, écrire ou coudre sans avoir les doigts gelés. Ils y font des enluminures qui sont souvent des décorations de la première lettre d'un texte.

Les vêtements des moines

Nous y avons vu des enluminures et les vêtements des moines. Un habit noir et blanc pour le travail et un habit blanc pour les prières ou se promener dans l'abbaye.

Les moines portent des sabots ou des sandales, parfois des chaussettes.

 

Le réfectoire

C'est une salle très grande et très haute. Un petit banc en pierre fait tout le tour de la pièce. Les tables faisaient elles aussi le tour.

Les moines y prenaient leur repas en commun avec personne devant eux. On y mange en silence, pour pouvoir entendre la lecture faite par un autre moine de la règle de St Benoît.

 

Les dortoirs

Une chambre rénovée

Ils sont à l'étage. On y accède par un grand escalier, situé entre le chauffoir et le réfectoire.

Ils ressemblent à un grand couloir. A l'entrée, il y a des niches dans le mur où les moines déposaient leurs affaires avant de se coucher. Des paillasses, petits sacs de paille, étaient mises côte à côte pour pouvoir y dormir.

Au XVIIIème siècle, on y a construit des chambres avec des cheminées, des lits, des bibliothèques, de belles couvertures et de beaux rideaux pour y accueillir des personnes dans le confort.

Il y a un second dortoir semblable à celui des moines, dans lequel dormaient les convers. Il n'a pas été modifié et a une très belle charpente.

Le matin, un moine se levait pour sonner les mâtines (les cloches du matin) pour réveiller les autres moines.

 

Frère Jacques, Frère Jacques dormez-vous ? ...

Le dortoir des convers

Nous espérons vous avoir donné l'envie de visiter Noirlac, pour vous aider voici quelques renseignements :

L'abbaye est ouverte toute l'année sauf le mardi d'octobre à janvier

Exposition

Du 5 mai au 2 octobre : histoire du calendrier et images du temps

Animations

Du 23 au 25 juin SENSATION ou le plaisir des sens

14, 21 et 28 mai, 4 et 11 juin : Ateliers enfants

23 et 24 septembre : L'art et le végétal

18 et 19 novembre : Salon des antiquaires

Théâtre

DU 2 au 26 juillet : Compagnie José Manuel Cano Lopez

18ème été musical

Du 29 juillet au 12 août 2000

 

Besoin d'autres renseignements ? Demandez le programme !

( 02 48 62 01 01

 

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